VR de l’Etranger

Introduction

Moi, votre Rédacteur du bulletin, suis particulièrement heureux de pouvoir débuter cette
nouvelles rubrique de notre site avec déjà trois contributions de Romaniens
vivants hors des frontières suisses, même si un  des trois a presque un pied
encore de ce côté-ci de la frontière.

Je compte donc beaucoup que ces rédactions initiales inciteront d'autres
Romaniens et Romaniennes vivants aux quatre coins de notre planète (depuis
quand notre planète a-t-elle des coins ??) de donner de leurs nouvelles par le
biais de cette nouvelle rubrique et peut-être ainsi réussir à renouer des contacts
perdus avec leurs frères et/ou soeurs de volée.

AVRIL 2018 - APPEL DE INOX AUX VR VOYAGEANT EN
                       ALLEMAGNE D'ALLER LE VISITER
                       A SOLINGEN

Notre très cher frère de couleurs, Inox, qui habite Solingen en Allemagne, se désole de ne pas
pouvoir participer régulièrement à nos diverses activités que nous organisons en Suisse au
vue de la grande distance qui le sépare de nous(520 km depuis la frontière) et ainsi retrouver
et passer du temps avec ses anciens camarades, amis et frères de couleurs.

Il invite donc tous les Romaniens, qui se trouvent en Allemagne ou ont l’intention de s’y rendre,
seuls ou avec leur compagne, d’inclure Solingen dans leur itinéraire ! Pour mémoire, Solingen
n’est pas très loin des villes comme Cologne, Düsseldorf, Dortmund, Duisburg, Essen ou
Leverkusen. Donc, si vous vous trouvez ou allez vous rendre dans une de ces villes,
il sera facile d’inclure un détour à Solingen depuis là ! Soyez assuré que Inox vous recevra
les bras ouverts et fera de sorte que vous n’allez pas regretter un tel détour.

Pour contacter Inox, voici ses coordonnées :

Hannspeter Pott v/o Inox
Schabergerstrasse 64
D-42659 SOLINGEN 1

Tél.:0049-212-495 57-
E-Mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

AOÛT 2017

Réflexions de notre cher frère de couleur, Muni (Hannes Lanz), VR de la volée 1954, résidant à Hong Kong, sur sa vie estudiantine à La Neuveville:

« Concerne : Romania 1954

Oui, Blaff, beaucoup de choses ont évoluées durant les derniers 60 ans…..Je me souviens encore à la première émission- teste qui avait lieu à La Neuveville au magasin radio qui se trouvait en 1952 à droite, à la sortie du Bourg, direction Neuchâtel. On avait installé un téléviseur dans la vitrine du magasin et le peuple intéressé se rassemblait dans la rue devant le magasin pour regarder cette première émission. Heidi Abel était la présentatrice principale, « Anchor-woman », de l’émission. Elle était une personnalité de la Radio et de cabaret. Eventuellement ton père ou ton grand-père vont encore se souvenir. Elle posait avec un faon sur les bras et nous souhaitait la bienvenue pour la première démonstration TV suisse (à 20h). L’émission durait 20 minutes… la personne à côté de moi déclarait après l’émission qu’en Amérique beaucoup de ménages possédaient déjà des téléviseurs mais qu’il doutait fort que la télévision allait s’implanter en Suisse : il était impossible de regarder sur un écran pendant les repas ou simultanément en s’occupant du ménage. La Radio était donc beaucoup plus pratique….. !!!!

La majorité des étudiants externes logeaient dans des pensions – même durant les weekends.
Nous avions alors l’occasion de pratiquer des actions « sociales » puisqu’il existait quelques pensionnats avec contenu féminin ( par ex. le Choisy….) et quelques-uns de mes camarades y ont trouvé leur partenaire pour la vie.

D’autre part il y avait parmi nous des rigolos qui s’activaient à leur manière – une fois ils ont enlevé de nuits dans le jardin du professeur Lardet (un des enseignants mal aimé) les meubles qu’ils ont transporté à Bienne d’où ils les ont expédié par les CFF à son adresse à La Neuveville. Ainsi M. Lardet pouvait aller récupérer ses meubles à la gare….
Marie Steudler, notre enseignante de sténo et machine à écrire a également été une de leur cible de prédilection : pendant qu’elle expliquait ses matières, se promenant dans les couloirs entre les bancs, ils s’emparaient de ses affaires sur son pupitre dès qu’elle avait le dos tourné (carnets de notes, stylos à plume, etc.) …….et les renvoyaient quelques jours plus tardpar la poste à son adresse

Ma génération a encore vécu la soi-disant haute conjoncture. La reconstruction de l’Europe après la fin de la guerre était toujours en plein essor. Chômage était un mot étranger. La réalité était le contraire. Les entreprises déléguaient les chefs de personnel aux écoles pour recruter les diplômés. Les candidats pouvaient alors également faire valoir leurs exigences salariales, etc…..A ce temps j’ai accepté ma première place chez les Schweiz. Kabel- und Gummiwerke à Pfaeffikon SZ avec l’appréciable salaire mensuel de Fr.400.-.
Meilleures salutations - Muni
                                          (texte extrait d'un e-mail reçu par Blaff et traduit par Woum)

 

Mai 2017 - Récit de Hanspeter Pott
v/o Inox, volée 1958

Le cheminement du dernier représentant d’une coutellerie de renommée mondiale, la maison Pott de Solingen, raconté par son dernier représentant, Hanspeter Pott, notre cher frère de couleur Inox, sous le titre « ma vie après La Neuveville »:

Après avoir obtenu le Diplôme en 1963, j’ai été attiré aux Etats Unis, à New York où j’ai travaillé pendant un an et demi dans une maison d’import tout en suivant des cours du soir à l’Université comme étudiant invité en gestion d’entreprise. Ce fut une période fort intéressante et également fort sauvage – là-bas il n’y avait pas de « Pleuderli » pour maintenir l’ordre ! J’étais aussi en contact avec un autre Romanien, Poum, qui, malheureusement, y a perdu la vie suite à un accident de circulation. Avant mon retour en Allemagne, j’ai exploré les Etats Unis pendant 3 mois à bord des Bus Greyhound.
De retour en Allemagne, je n’avais pas encore envie de rejoindre l’entreprise familiale, une manufacture de coutellerie et je partais pour 6 mois à Londres où j’ai travaillé comme assistant à la vente chez Liberties au département des articles de ménage. C’était là que j’avais fait contacte avec mon père romanien, Py et j’y ai également rencontré ma première épouse, une soleuroise. Elle m’a rejoint plus tard à Solingen et nous nous sommes mariés.
Définitivement de retour en Allemagne, j’ai commencé un apprentissage de galvaniseur et je travaillais dans l’entreprise familiale, me familiarisant dans la fabrication de couverts.
Les couverts Pott avaient une bonne réputation en Suisse et étaient bien introduits dans le commerce de détail. Je visitais deux fois par an les clients suisses et ainsi je connais la Suisse mieux que ma patrie, l’Allemagne !
                       Photo 3
Comme je ne m’entendais pas très bien avec mon père, j’ai quitté l’entreprise familiale en 1977 et pendant 9 ans j’ai travaillé dans une entreprise fabricant des outils de vitrier. Mes connaissances linguistiques m’ont permis d’obtenir une bonne place. J’avais maintenant des journées de travail régulières ce qui m’a permis d’entreprendre une formation continue et j’ai étudié à l’université d’économie de Düsseldorf pour obtenir après 3.5 ans le diplôme d’économiste assermenté. Dans mon travail, je devais m’occuper de l’Espagne et je me décidais donc d’apprendre cette langue. Mes connaissances du français m’y étaient fort utiles.
Mon père est décédé en 1985 et j’ai rejoint l’entreprise familiale. Ensemble avec ma compagne, Steffie, que j’ai rencontré après mon divorce en 1976, nous nous sommes employés à redonner un nouveau souffle à la Maison Pott, qui s’était quelque peu endormi sous le règne de mon père âgé. Nous avons réussi et la firme avec initialement 18 collaborateur a cru à 56 collaborateurs en 2000. Pendant ce temps j’ai de nouveau visité mes clients suisses comme dans les anciens temps, mais cette fois en compagnie d’un représentant suisse.
Suite à une maladie grave fin 1999 et faute d’un successeur, je me suis décidé de vendre l’entreprise ce qui s’est fait 2001. Pendant quelques années j’assistais le nouveau propriétaire en qualité de conseiller. Celui-ci a à son tour revendu la firme en 2006 à une autre coutellerie établie dans une ville voisine de Solingen. Les terrains et bâtiments étaient toujours en ma possession. J’ai fait démolir les bâtiments et vendu les terrains en parcelles à construire. La route d’accès porte maintenant le nom de « Carl-Hugo Pott Weg » et ainsi il y reste encore quelque chose qui rappelle l’ancienne Maison Pott. Le nouveau propriétaire n’était pas intéressé aux archives de la Maison Pott qui avait pu célébrer en 2004 le jubilé de ses 100 ans et j’ai finalement pu les placer au « Klingenmuseum » local où Pott a aujourd’hui possède une exposition permanente dans une salle séparée.
Photos 1
Après la vente en 2001, j’avais enfin le temps de m’adonner à mon Hobby, c. à d. d’explorer le monde. Partiellement à bord de bateaux de croisière et partiellement à terre, j’ai visité tous les continents. J’ai commencé à pratiquer le golfe et je perfectionne mes connaissances linguistiques.
2014 Steffie est décédée après une longue maladie.
Finalement, quelques remarques concernant ma ville natale, Solingen, aussi connue sous le nom de ville de la coutellerie. Située dans le pays des collines (Bergisches Land), à environ 30km de Cologne (connue pour sa cathédrale et son carnaval) et de Düsseldorf (Chef-lieu du Land Rhénanie du Nord – Westphalie connue aussi pour son carnaval et comme centre de la mode). Adjacent à Solingen se trouve Wuppertal avec son monorail. Autres sites, monuments et curiosités à voir, je peux mentionner à Solingen le château Burg, ancien siège des Ducs de Berg, le pont de Müngsten, avec sa hauteur de 107m le plus haut pont en acier d’Allemagne, le musée de coutellerie (Klingenmuseum), la Forge d’étampe Hendirchs, un musée de forge où sous la semaine on forge encore de petites séries ainsi que quelques « Schleifkotten » le long de la rivière Wupper. Contrairement à la Ruhr, nous avons encore beaucoup de forêts et de verdure ici.
Je serais ravi, si quelques Romaniens trouveraient le chemin jusque chez moi : il y a beaucoup de choses à découvrir ici tout comme dans la Ruhr toute proche.
Je me rends plusieurs fois par an en Suisse, ma deuxième patrie et je reste en contact avec plusieurs Romaniens que je connais depuis mon temps à La Neuveville.
                                    Photo 2
                                                                                                             Inox

MARS 2017 - NOTT NIOUS FAIT CONNAITRE
                       L'ENVIRONNEMENT DE  SON NOUVEAU LIEU
                       DE RESIDENCE AU SUD DE LA FRANCE

Ma femme et moi avons décidé de nous installer en France après la cessation de nos activités
commerciales à Lausanne où nous avons eu un magasin des art de la table et nous avons
fait des listes de mariage. Mais les mentalités ont changé pour les jeunes! Maintenant c'est
Jkea ou des bons de voyage! J'ai dit à ma femme si quelqun se propose de reprendre mes
locaux pour Fr.100.000 j'arrete tout de suite! c'était l'année où la tour à NewYork est tombé.
Un monsieur est venu le jour après ma déclaration pour me dire qu'il était d'accord avec ma
proposition!

En Suisse l'entourage de notre propriéte s'est quelque peut déterioré et nous avons décidé de
vendre et de chercher un climat moins rude en France! La vie en Suisse par rapport à la
France et beaucoup plus cher en plus et il y a beaucoup plus d'espace en France par rapport
au nombre de la population.

Nous sommes à 10 kilomètres de Saint-Rémy le Saint-Tropez de la Provence et notre village
compte environs 3400 habitants. Le résistant de la guerre 1939-1945 Jean Moulin habitait ici
et nous avons aussi un beau chateau avec un magnifique parc! 450 kilomètres de Lausanne.
Une région touristique et agricole avec peut d'industrie mais pas mal d'artisanat. Les gens
sont en majoritè catholique et quelques musulmanes.
Nous avons encore un cheval et deux chiens à nous occuper tous les jours!
Je fais de l'attelage avec un voisin qui a deux frisons et nous faisons des sorties jusqu'à
Gordes qui est un magnifique village dans les Alpilles!
Avignon est tout près pour la gare du TGV. Moussane est aussi un magnifique village
avec un golf de premier ordre où pas mal de Suisse habitent. 
Si je viens en Suisse je te téléphonerai pour te dire bonjour!
A bientôt amicalement
Nott/nicolas steiger

Juin 2016 - Récit de Juerg Kesselring v/o Jolly, volée 1973

La déclaration d’amour de Jolly pour sa cité de prédilection, Hong Kong

La majorité des touristes ne verront jamais mon Hong Kong. C’est fort regrettable parce que mon Hong Kong n’est ni invisible ni difficile à s’y rendre. Mais ignoré par les brochures touristiques colorés et les pubs TV hip et froussard, il reste un joyau caché, loin des sentiers battus pour touristes.
Vous ne trouverez mon Hong Kong pas parmi les grattes ciels scintillants et froid de Central. Mon Hong Kong n’est pas là où les foules bien habillées et chic prennent leurs café-latté et Manhattans dans les nouveaux établissements cool et en mode de la région de SoHo. Il ne se trouve non plus ni parmi la myriade de touristes dans leurs casquettes baseball et badges oranges sur le Peak, ni à Ocean Park avec ses hordes de gosses hurlant dans une terreur enchantée.

Pour retrouver mon Hong Kong, il suffit de regarder derrière les façades rutilantes, loin des portiers dans leurs uniformes à boutons dorés assistant des dames avec leurs sacs de courses Armani. Pourtant vous n’aurez pas à chercher très loin. Juste à quelques pas des vitres luisantes et du béton, il existe un monde qui est resté pratiquement inchangé depuis des décennies. C’est mon Hong Kong, le vieux Hong Kong, le Hong Kong qui n’est jamais pressé.
  Hung Ham Shopping Mall   Hung Hom
 Hung Ham Shopping Lane                   Hung Ham

Les anciens quartiers urbains de Hong Kong, ceux que nos promoteurs immobiliers – disons, enthousiastes – n’ont pas encore réussi à acheter et à détruire et qui abritent une architecture qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Ces bâtiments, d’avant- et d’après-guerre, avec leurs angles arrondis, des façades entières couvertes de rangés de fenêtres décorées de lavage coloré, ont leurs vies propres. Durant des décennies, les habitants ont ajouté et enlevé des choses de sorte que chaque étage diffère de celui du dessus et de celui du dessous. Juste assez pour le rendre intéressant sans gâcher la plénitude.
Ap Liu Street in Shamshuipo    Hok Yuen Street
Ap Liu Street in Shamshuipo                      Hok Yuen Street
                               HK Farm Yau ma Tei
                               HK Farm Yau ma Tei

Dans n’importe quelle autre cité majeure, ces voisinages auraient été embourgeoisés depuis longtemps. D’abord les jeunes artistes, luttant pour survivre auraient aménagés, suivis d’autres jeunes, pleins d’enthousiasme à la place de l’argent. Ils auraient peint et retapé les immeubles, après quoi des magasins alternatifs, des cafés et des galeries d’art auraient vu le jour comme des champignons vénéneux. Puis les architectes et les publicitaires auraient emménagé réclamant des places de parking….et en 10 ans les prix auraient explosés et les habitants originaux auraient été expulsés.
A Hong Kong cela ne se passait pas ainsi dans ses anciens voisinages. Ici les immeubles ont pu garder leur forme originelle, non souillé par une modernité sans âme jusqu’à ce qu’ils tombent sous les coups de boulet des démolisseurs. Cela donne la chance unique aux touristes comme aux autochtones de revivre l’expérience du Hong Kong d’il y a 30, 40 et 50 ans, une fenêtre couleur sépia sur un temps depuis longtemps révolu.
La même chose arrive aux vieux habitants. Ils vieillissent avec les maisons jusqu’à ce qu’ils s’en vont. Eh oui, l’industrie de la mort avec ses cercueils fièrement exposés et ses magasins offrant une multitude d’accessoires en papier à usage dans l’Au-delà prospère dans les quartiers que j’appelle mon Hong Kong : Sheung Wan, Hung Hom, Lai Chi Kok, Sham Shui Po, Yau Ma Tei …
Hung Ham Temple             lai chi kok gardens
Hung Ham Temple                                         Lai Chi Kok Gardens
Old Cinema
Old Cinema

C’est là qu’existe la cité comme elle est censé d’être: un être vivant, respirant, toussant, une créature qui accueille les gens et les laisse faire ce qu’ils veulent et prendre ce dont ils ont besoin avec le même sourire bienveillant. Ses dents sont peut-être un peu tachées et crochues et son sens vestimentaire celui du passé, mais sa cordialité est authentique. A l’opposé des prima donnas chic et prétentieuses – ces tours d’argent brillants à Central qui n’ont pas d’adresses, seulement des noms – cela vous donne un sentiment d’être chez soi.
Aujourd’hui, ces anciens voisinages avec ses fabricants de cercueils, ses étales de médecine chinoise, ses barils de riz et d’épices et ses vieux bonhommes dormant dans des positions de loisir élégant sur leur chaises longues sur le pavé sont menacés. Les immeubles de 4 ou 5 étages se blottissent les uns contre les autres et crispent leurs muscles pour faire face à l’assaut empiétant des gratte-ciels s’approchant de plus en plus.
Sham Shui Po        sham shui po
Sham Shui Po                                                Sham_shui_po
                       Street scene
                       Scène de rue

Pourquoi ne peut-on pas laisser ces vénérables, vieilles créatures continuer à vivre en proximité immédiate des centres commerciaux omniprésents et des tours résidentielles à 60 étages ? Avec une couche de peinture et en ajoutant ça et là une nouvelle fenêtre et porte, nombreux parmi elles seraient comme neuves. Parce que, ne vous y trompez pas, contrairement aux immeubles modernes, ces vieux renards rusés ont été faits pour durer.
Hong Kong a toujours été une cité de transition, une cité désespérée de changer et de se débarrasser des vieilles choses, même avant que celles-ci ont eu le temps de vieillir. Mais en se débarrassant de tout ce qui lie le Hong Kong d’aujourd’hui à son passé, pouvons-nous vraiment encore appeler notre cité une ville du monde ?
Hong Kong, ville du monde de l’Asie. Cette devise m’a toujours laissé perplexe. Que signifie ville du monde vraiment ? une cité de classe mondiale ? une ville du monde ou une ville dans le monde ?
J’aime penser de Hong Kong comme étant le monde dans notre cité. C’est vrai, non ? Nous avons le monde entier ici même, à nos pieds. Et comme c’est le cas dans le monde, Hong Kong devrait continuer à être un mélange de tout. Des gens vieux et des gens modernes, vieille cité et nouvelle cité, histoire et modernité, tout est là, dans mon Hong Kong.
Poiur cette raison, chaque fois que je me rend à l’Etranger et qu’on me demande d’où je viens, je réponds « Hong Kong » malgré que je ne suis pas né ici. Et je le dis avec une fierté éclatante, sachant que ma ville d’adoption est suffisamment ville du monde pour me laisser ressentir que c’est véritablement mon Hong Kong.
                          MTR Station                 The road to LaiChiKok KwaiChung and CastlePeakRoad. hongkong hk hkig    
                          MTR Station                       Road to LaiChiKok-KwaiChung-
                                                                     and CastlePeakRoad
               YAU MA TEI by night   
               Yau Ma Tei by night

                                                         (texte original anglais de Jolly / traduction Woum)      


Octobre 2015 - Récit de Hansjörg Huber v/o Sonal, volée 1966:

Le parcours d'un Romanien au grand cœur depuis le
diplôme à La Neuveville jusqu'à la tête d'une association 
caritative qui construit des villages pour les enfants défavorisés et abandonnés au Maroc

Issu d'une famille où on était courtier de père en fils, le parcours de Sonal semblait tout tracé et c'est ainsi que la carrière professionnelle de Sonal avait débuté : après le diplôme de l'ESC de La Neuveville suivi de la maturité, obtenu à l'Ecole de Commerce à Neuchâtel, il entra tout naturellement dans l'entreprise familiale à Zurich qu'il a repris.
A l'âge de 22 ans, lors d'une visite au village Pestalozzi à Trogen, Sonal fait la connaissance des enfants orphelins tibétains qui y sont accueillis. Le souvenir de sa rencontre avec ces enfants seuls au monde ne le quittera plus.
Durant 15 ans Sonal y travailla d'arrache-pied afin de faire fructifier les avoirs de son entreprise de courtage en assurance. Pour se ressourcer, Sonal se rend régulièrement au sud de la France, à Saint Jean Cap Ferrat. A 42 ans Sonal réussit à fusionner son entreprise avec un de ses principaux concurrents pour former Würth Financial Services AG.
C'est alors, qu'arrivé au sommet, il décide de tout plaquer et il tente un nouveau départ à Saint Jean Cap Ferrat en se reconvertissant et menant une nouvelle carrière avec brio dans l'immobilier. Il se promet donc de ne plus jamais quitter ce lieu. Mais il ne faut jamais dire « jamais » affirme Sonal qui, malgré le succès obtenu, décide avec sa compagne, Jeanette de donner encore une fois un nouveau tournant à sa vie : il veut accomplir son rêve, bâtir un village pour enfants à l'image du village Pestalozzi de Trogen.

En 2007 Sonal s'établit au Maroc, pays proche de l'Europe, francophone, où tout reste à faire pour les enfants abandonnés, la plupart issues de relations hors mariage. Il fonde l'association « Les enfants de Dar Bouidar » avec le dessein de construire 10 villages pour orphelins et enfants abandonnés        MG 5104
dans la région de Marakesh dans les six années prochaines.
Le chantier du premier village situé à Tahanaout, entièrement financé par Sonal, est en cours de finition, comprenant des maisons familiales dans le style de la région et pouvant accueillir une centaine d'enfants.

        IMG 1375 3                                                                  

Tous les frères de couleur avec leurs compagnes sont cordialement invités à venir visiter Sonal à Marrakesh. Ils auront droit à un tour guidé par Sonal dans son premier village à Marrakech. Vous pouvez annoncer votre visite par mail et Sonal fera l'organisation de la rencontre sur place, Il vous fera volontiers profiter de son expérience de 7 ans de vie à
Marrakech.
Soyez les bien-venus ! cordialement en Noir-Blanc-Noir

Sonal
www.kinderdorf-marrakech.ch

 

Septembre 2015 - René Fankhauser v/o Djinn volée 71/72,

nous raconte, pourquoi et comment il a décidé à 60 ans de quitter la Suisse pour aller s'installer à l'autre bout de notre globe, en Australie :

« Pourquoi, à mon âge déjà avancé, l'Australie exerce encore une si forte attraction sur moi ? Je n'en sais rien, mais c'est un fait qu'à l'occasion de mon premier voyage « DownUnder » je ressentais déjà une forte attirance pour ce pays.
Ce premier contact avec ce continent s'est par la suite révélé être le point de départ de l'installation de la première filiale étrangère de V-ZUG, la V-ZUG Australia Pty. Ltd. Fondé en avril 2008 et en octobre 2009 j'ai pu inaugurer le premier Showroom à Loganholme, situé entre Brisbane et Gold Coast, 
                            IMG 0014

suivi par l'installation en 2011 d'un local d'exposition supplémentaire à Melbourne.
Au cours de nombreux voyages mes relations avec l'Australie se sont constamment renforcées – parallèlement également  avec une dame très sympathique qui travaillait aussi dans la même maison à Zoug. Elle a joué un rôle important dans les domaines de formation et d'instructions sur les appareils de cuisine et de salle de lessive haut de gamme – et c'est toujours  le cas aujourd'hui. Cela m'a rapproché toujours plus de cette dame qui se nomme Catherine ..... et de l'Australie.

En 2013, à cause d'un problème de gestion en Australie, la Direction m'a demandé si j'étais disposé à reprendre immédiatement la direction sur place de la filiale australienne pour une période de 2 ans. Pour moi se posait alors la question, est-ce que je veux vraiment abandonner tout ce que j'avais acquis ici en Suisse pour accepter ce défi
extraordinaire qui m'était offert ?? Quelques nuits blanches et diverses réflexions et évaluations plus tard, Catherine et moi sommes arrivés à la conclusion qu'il valait la peine de s'y lancer à conditions que Catherine pourra être de la partie, muni d'un contrat de travail. Finalement tout allait très vite : »OK accepted ».

Le compte à rebours commence à courir à grande vitesse. Tout préparer et abandonner, entreposer, vendre voiture et divers autres possessions, liquider la paperasse, etc. Mais déjà mi-août, je partais – d'abord seul – comme premier « Ex-Pat » dans l'histoire centenaire de V-ZUG. Catherine suivait 2 mois plus tard.A côté d'une montagne de surprises au travail nous avons également été confrontés continuellement à de nombreux défis dans notre vie privée : chercher une maison puis nettoyer celle-ci jusqu'à l'obtention d'un niveau de propreté CH, ce qui impliquait entre autres aussi l'élimination de cafards de taille impressionnante – quel plaisir ! – surtout le bruit en les écrasant faisait fuir Catherine !! L'achat de nos deux voitures nous a appris qu'il y a beaucoup de choses qui fonctionnent  différemment en Australie.....par contre les numéros des plaques, spécialement arrangés « QLD-ZUG01 » et « QLD-ZUG66 » nous ont fait chaud à nos cœurs V-ZUG
                                         .615
En plus, il faut mentionner les tests de santé à subir, les assurances à conclure et autres obstacles administratifs à surmonter et surtout notre adaptation à la mentalité australienne.

Entretemps il y a eu un changement de PDG en Suisse, mais personne ne s'imaginait que ce fait allait également amener un changement massif de ma vie en 2014. Le premier semestre 2014 s'est révélé devenir une des plus difficiles phases de ma vie. Il fallait absolument un chef australien – et moi ? Même si je pouvais retrouver le même statut en Suisse, cette option, après tout le stress subi, fut hors de question pour nous. Au bout d'intenses discussions et négociations nous avons finalement trouvé une bonne solution : jusqu'en février 2015 je m'occupais encore de tâches spéciales depuis mon
bureau à Redland Bay, QLD, et ensuite j'allais en préretraite à 62 ans.
En rétrospective je dois être reconnaissant que je peux maintenant apprécier des valeurs de vie tout à fait réjouissantes, il s'agit néanmoins d'un défi pour s'adapter quand après pratiquement 40 ans de gestionnaire on devient d'un coup « Dependent of the Partner ». En effet, j'ai dû faire modifier mon visa dans ce sens !

Mais si je veux être honnête - et même si c'est difficile de s'habituer à ne plus se trouver en première ligne au front et de ne plus contribuer à la partie essentielle de nos moyens d'existence – j'apprécie en même temps les bons côtés de cette nouvelle situation, surtout auprès d'une partenaire sensible et perspicace qui s'emploie à m'inculquer peu à peu la passion de la bonne cuisine, ou en tous les cas, essaie de le faire . . . . . comme, en plus, nous avons le privilège d'habiter le « Sunshine State Queensland », ma santé est particulièrement reconnaissante pour ce brusque changement.
Tous ces évènements ont naturellement mis nos relations à rude épreuve....mais les ont en même temps renforcés. Ainsi, nous avons pu satisfaire notre plus cher vœu de nous marier le 6 décembre 2014, « open air » dans une nature luxuriante dans un cadre restreint.
                                 Rene Catherine
 Cette cérémonie fut une vraie apogée de notre vie .Même si nos 5 enfants (entre 18
et 29 ans d'âge) que nous chérissons, ne pouvaient être présent. Eux, comme d'autres parents et amis proches étaient quand-même avec nous dans nos cœurs. Et le 25 avril 2015 nous avons enfin pu célébrer notre fête avec tous à Zoug, à la manière Suisse avec mon frère de couleur tout particulier, Matra, comme organisateur au centre de la fête. « Je t'en remercie vivement, mon cher Jeune Homme Ami Matra ! »

Nous sommes ravis que Catherine ait pu prolonger son contrat de 2 ans. Cela implique toutefois un déménagement à Sydney que nous allons mettre en œuvre avec un effort supplémentaire... . Ainsi, après les beautés du Queensland, il nous sera donné de découvrir celles du New South Wales !
    .DSC05792a  
          La fameuse Gold Coast, QLD   

                                              076
                                                                            Redland Bay, QLD

Peut-être vous vous demandez, qu'en est-il avec le contact avec nos enfants ? Ne vous en faites pas, grâce au facetime, skype, whatsapp et un abonnement de téléphone spécial, nous avons probablement un contact plus régulier et intense que dans de nombreux cas où les enfants habitent le village d'à côté.

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                                               Brisbane, view from Southbank, QLD

La morale de cette histoire :
Si les choses ne vont pas comme tu l'entends, je te conseille :
Gardes la Confiance dans le Bien et profite du Présent après la tempête !
Ainsi je termine mon histoire avec ces deux devises :

« Let's remain optimistic ! »
« Let's enjoy what we have right now ! »
                                                                                         René Fankhauser v/o Djinn

Juillet 2015 - Les nouvelles de Hannes Lanz v/o Muni, volée 1954,

  qui vient de fêter ses 80 ans à Hongkong

 Un parcours de 60 ans de La Neuveville à Hongkong via le Japon  ou comment l'infecte "Toastbread" a été remplacé en Extrème Orient par du bon pain suisse « Il est indéniable que les temps ont changé. Il y a 50 ans ou plus la vie estudiantine était plus décontractée et les étudiants vivaient la plus part du temps à l'extérieur du foyer familiale. Pour se prémunir contre la nostalgie et le mal du pays ils formaient des fraternités et entretenaient des relations avec des étudiants d'autres écoles et instituts. Aujourd'hui, alheureusement ( ?) cela n'existe pratiquement plus : la meilleure mobilité leur permet de rester habiter chez les parents et de commuer entre foyer et école.

Ma carrière professionnelle n'a rien d'exceptionnel : après le diplôme, j'avais trouvé une place dans le service vente d'une fabrique de pneus dans l'Oberland zurichois. Après avoir épargné un peu d'argent, je me rendais en Angleterre où j'ai travaillé pendant 2 ans (c'était encore possible à ce temps . . . .) et je fréquentais des cours du soir.De retour en Suisse, j'avais trouvé une place auprès d'une maison de commerce international à Zurich, spécialisée dans l'export de machines outil vers le Japon.
A cette époque j'avais l'intention d'émigrer en Amérique du Sud et pour ce faire, je voulais apprendre l'espagnol. Par l'entremise d'une collègue de travail j'ai pu reprendre la place de son fiancé à Barcelone dans une usine de bijoux, spécialisée dans « l'Oro de Toledo ». J'y suis resté pendant 2 ans et suivais les cours de soir en espagnol à l'Université de Barcelone.
De retour en Suisse, j'ai pu rejoindre mon précédent employeur, cette fois pour le département Amérique du Sud et Latine. Après une année, j'ai trouvé une place à Bogota pour une maison allemande. J'étais prêt au départ quand j'ai vu, tout à fait par hasard en lisant dans un Tea Room une annonce dans la NZZ, cherchant un correspondant en espagnol pour Kobe (Japon). J'ai téléphoné à cette maison et comme j'étais disponible pour partir tout de suite, j'ai reçu la place, et cela à des conditions plus intéressantes que le poste à Bogota.
Fin juillet 1960, je partais au Japon pour 4 ans sans retour en congé au pays, la règle en ce temps pour des contrats en Extrême Orient.
 Image 2 

Curieusement mon nouvel employeur, une maison crée par des Suisses en 1890, était spécialisé dans les marchés d'Amérique latine et du Sud et on m'avait logiquement attribué ce département. Après 7 ans à ce poste, j'ai eu l'occasion en 1968, d'aller ouvrir une maison d'exports à Hong Kong : Pendant 2 ans, je me concentrais surtout sur les jouets et articles de ménage.
Ensuite, j'ai fondé ma propre entreprise et ouvrais des bureaux à Taiwan, Corée et les Philippines. Dans les années 80, j'ai fondé – comme « 2ème jambe » - une société spécialisé dans l'importation de machines et équipements de boulangerie, comme « Backmix », etc. . . et cela pour tout le marché asiatique, inclus la Chine. Jusqu'à ce moment il n'existait dans toute l'Asie aucun pain à peu près mangeable à part l'indigeste « Toastbread ». Peu à peu, les Hôtels d'abord, ont commencé  à ouvrir des magasins de boulangerie qui vendaient à côté des sucreries du bon pain. J'ai engagé un boulanger suisse que je mettais gratuitement à disposition des clients pour introduire les machines et élaborer les recettes pour leur assortiment.Il y a 15 ans, j'ai vendu mes sociétés et maintenant je vis une confortable retraite avec ma chère épouse. Les 4 et 5 juillet
je vais célébrer mon 80ème anniversaire. Je t'enverrai également une invitation.
                                               Photo invitation 80 ans de Muni
Pour terminer, je t'envoie quelques curiosités de temps passés comme par ex. le programme du vol Zurich – Tokyo en 1960, qui durait 3 jours avec 8 escales en avion à hélices DC6B et coûtait CHF3'138 alors que mon salaire avant mon départ était de CHF800 !

 

Juillet 2015 - Jürg Grossmann v/o Idrox,
volée 1963

Nous raconte son parcours varié et aventureux de La Neuveville autour du Globe pour finalement atterrir à Majorque:

Après les années à la Neuveville j'avais directement continué à l'Ecole de Commerce de Neuchâtel où en compagnie des frères de couleurs comme Crack, Mutz et Scoff nous avions fait la maturité en 1964. Dans les deux années suivantes j'avais fait mes (malheureusement) courtes expériences aux universités de Saint-Gall et Zürich. Durant les vacances : le service militaire et l'école d'officier.Quelques mois après mon 22ème anniversaire, mon père, qui tenait une petite fabrique de textile dans les environs de
Zürich, tombait très malade et ne pouvait plus continuer dans ses fonctions. Jeune et mal préparé, j'avais repris le gouvernail de mon père. Autour de mes 30 ans j'ai suivi pendant deux ans un cours de formation très intéressant à la Kaderschule Zürich.13 heures par semaines les soirs et le samedi matin. Durant 22 ans très intenses, j'ai développé avec
mon équipe cette entreprise et à 43 ans je l'ai vendu.
Peu après je me suis fait construire un voilier en Allemagne et j'ai navigué dans les mers nordiques et à Majorque..Ici j'ai trouvé là ma deuxième « patrie ». Peu à peu je me suis installé. Le premier hiver à bord de mon voilier et plus tard à terre.
Dans les 10 années qui suivaient mon arrivé à Majorque, j'ai appris à piloter en suivant un cours de pilote instrumental à Mönchengladbach où j'ai connu ma femme Petra. Dès lors nous avions piloté et entrepris ensemble beaucoup de voyages fantastiques (Cap Nord, Maroc, Canaries, 5 x l'Atlantique du nord : Ecosse, Islande, Groenland, aux Etats Unis – Kansas, Floride, Alaska et le nord du Canada – Iqaluit, Churchill, Yellowknife, Whitehorse, Vancouver, tout avec notre Cessna 414 RAM, imatriculée HB-LMF. Durant mon dernier « grand vol » nous avions atterri à Oshkosh où nous avions visité l'Air Venture. Un spectacle inoubliable et pour moi la fin de mon activité comme pilote privé !

Après ces magnifiques années aventureuses, Petra et moi avions décidé d'adopter des enfants. Aujourd'hui Ana, Katia et Víctor animent notre maison et notre vie. Ana déjà, et Victor ce septembre « luttent » pour une bonne note de Baccalauréat International. Katia est un peu plus jeune. Nous avons la chance de vivre dans un petit village typique à 15 km de Palma et à peu de km des ports et plages. L'école est privée et espagnole, mais très internationale. Nos enfants sont éduqués dans les langues : anglais (60%), espagnol (25%) et catalan (15%). Toute la famille est complètement intégrée dans la vie de notre lieu de résidence et nous parlons tous espagnol, anglais et allemand. Les enfants aussi le catalan.Observant mes enfants, je peux presque dire qu'ils sont plus espagnols qu'allemand, la nationalité de la mère, ou suisse. Toute la famille aime beaucoup la Suisse que nous visitons plusieurs fois par année. Ana s'intéresse pour des études
universitaires en Suisse....
Nous avions navigué avec notre voilier « Masaya » en famille les derniers quatorze ans pendant beaucoup de semaines de l'été en Méditerranée et en 2005 de Majorque jusqu'à Lagos en Portugal.En 2012 et 2014 nous avions fait deux excusions en bicyclette. La première de ma maison de jeunesse à Thalwil à la maison de famille de ma femme à l'est de Cologne. La deuxième de Den Haag en Hollande, longeant la mer du nord,
jusqu'à Cuxhaven/Hambourg (photo : été 2014).
                        DSC05985 Récit Idrox
Je possède toujours l'immeuble de mon ancienne fabrique et ceci me donne la possibilité de trouver une excuse pour visiter Zürich tous les trois mois.... Arrivant à Zürich j'expérience un choc venant d'un pays avec beaucoup de problèmes économiques et de chômage. Quand je retourne je vis le choc à l'inverse.Je suis très heureux avec ma famille et ma situation, vivant sur la magnifique île de Majorque !

 

Septembre 2014 - Les nouvellles de Zoulou, établi au Venezuela, à Maracaibo

De la Neuveville a Maracaibo, Venezuela – Hans Briner v/o Zoulou, Voleé 1953

Après l'obtention du diplôme à l'Ecole Supérieure de Commerce et notre inoubliable voyage à Paris avec Boîtaclou ont suivi une année à Cambridge en Angleterre, puis l'école des recrues et tout de suite après un super job chez Jelmoli à Zurich chez qui j'ai été promu chef du personnel en 1957.
Début 1958 j'ai reçu une lettre d'une connaissance à Caracas qui m'informait que là-bas c'était le top et m'invitait à le rejoindre. J'a réfléchis à cette invitation pendant environ un jour et puis j'ai remis ma démission chez Jelmoli, vendu ma voiture et je suis parti fin février avec un navire cargo direction Caracas, Venezuela (plusieurs années plus tard, à l'occasion de ma première visite en Suisse, je n'arrivais d'abord pas à comprendre que je ne fus pas bien reçu du tout par Jelmoli. Après beaucoup de mots échangés et deux cafés plus tard j'ai enfin compris : ils m'avaient soupçonnés de m'être échappés vers
l'Amérique du Sud après avoir commis je ne sais quel délit de détournement de fonds et ils avaient payé en honoraires à un Cabinet d'expertise comptable environ 10 fois le montant de la totalité de mes salaires pour vérifier chacun de mes pas en détail ....ha, ha, has .....naturellement sans trouver quoi que ce soit de suspect !).

Donc, je siuis arrivé au port de Caracas où mon copain m'attendait et en route vers la pension où il habitait, il m'apprenait primo, qu'il avait écrit à de nombreuses connaissances et que j'avais été le seul à répondre positivement et secundo, qu'il était complètement fauché et tertio, qu'il était depuis des semaines sans travail (à ce temps-là, il y avait eu quelques troubles après que le dictateur Perez Jimenez avait été renversé en janvier 1958). Moi-même étais également sans moyens, puisque l'argent de la vente
de ma voiture avait juste suffit de payer mon voyage (aller simple, s'entend !), mais j'étais heureux à cause du climat, du soleil et des tropiques. Le jour suivant, je me suis mis à la recherche d'un travail, sans connaître l'Espagnol. Et j'ai trouvé un emploi auprès d'une Banque canadienne dès le premier jour.Et depuis ce jour, la Chance ne m'a plus quitté jusque à aujourd'hui !
A côté de mon travail, j'étudiais la comptabilité et l'audit comptable et j'ai obtenu le titre universitaire de "Contador Público". Je suis devenu manager de la maison Ernst & Young à Maracaibo et en 1964 j'ai fondé ma propre maison d'expertise comptable et d'audit « BRINER ASOCIADOS ». Nous sommes membre de l'organisation MGI (une des grandes alliances du monde de l'audit indépendant, fiscaux, comptables et de conseils). Fin octobre de cette année nous pourrons célébrer nos 50 ans d'existence. Nous nous portons toujours assez bien malgré que nous avons perdu plusieurs clients dont les affaires avaient été confisquées sans compensation par le Gouvernement.
J'ai été divorcé deux fois et était veuf une fois, mais depuis maintenant 30 ans je suis de nouveau marié et heureux avec Maria Teresa. 
                                     005-le couple
J'ai une fille qui est médecin en Californie, une autre fille, avec titre universitaire, travaille dans ma firme, un fils est avocat à l'est du Venezuela, un fils est à Bâle, un autre
à Miami, Floride et un est à Houston, Texas. La plupart sont mariés et j'ai en tout neuf petits-enfants.
Avec Maria Teresa, nous voyageons beaucoup, avant tout pour visiter nos enfants autour du monde.
   002-la famille visitant la Suisse   
   
                                                003-la famille au 80 ans de Zoulou
Le Venezuela a été un paradis quand je suis arrivé ici; aujourd'hui seul quelques paysages sont restés paradisiaques. Nous subissons depuis 15 ans un régime castro-communiste qui a complètement ruiné le pays. Nous étions numéro un en Amérique du Sud et maintenant nous nous retrouvons à la dernière place, pas seulement par rapport à l'Amérique du Sud mais mondialement. Une inflation de 80%, une insécurité personnelle totale et l'absence de démocratie (le gouvernement contrôle tout, le système
judiciaire, l'armée, la police, les élections et les devises – on ne peut acheter des dollars ou des Euros, il y a pénurie de tout, les produits de première nécessité comme huile, farine, riz, pain, papier WC,etc. etc.)
Mais la vie continue. Pendant 30 ans j'ai été consul honoraire de la Suisse à Maracaibo et depuis 10 ans c'est ma fille Amaya qui détient ce poste. A présent je ne travaille plus qu'occasionnellement quand j'enai envie. Nous aimons voyager ou séjourner dans notre petite maison à l'est du pays, à Puerto La Cruz,  au bord de la mer avec place d'ancrage pour le yacht de pêche de 44 pieds de mon fils et de moi-même.    
                                   la foto de Zoulou
Malgré tout je n'ai toujours pas l'intention de quitter le Venezuela.
J'espère pouvoir venir avec mon épouse en 2015 au Jubilé de Romania.

Juin 2014 - Les nouvelles de Goupil, établi en France

Récit du parcours d'un Vieux Romanien qui avait rencontré « sa petite Tonkinoise » à La Neuveville et lui est resté fidèle jusqu'à ce jour !

Notre vie est très simple et se divise ainsi: 6 mois à Lyon, berceau de nos familles, 6 mois à Megève, résidence "principale" fiscalemnt parlant, et 6 mois en voyages... Oui, je sais, Mr Schneider, V° Johnny, ancien Directeur de l'Ecole et professeur de Maths, m'a bien appris que 3x6= 18... mais cela te montre que nous sommes vraiment débordés à bientôt 81 ans, en octobre, pour moi.
Nous avons passé tout le mois de février en Birmanie, où nous allons régulièrement toutes les années avec nos amis Marquis, de Lutry, l'ancien propriétaire-éditeur du J.S.H., Journal suisse d'horlogerie, qui était la bible internationale de notre profession. La Maison AUGIS 1830,
                                  001-La Neuveville Bimi et Goupil.-1.-23

était concessionnaire de toutes les grandes marques suisses, j'ai du reste fait mes stages à l'Oméga, à Bienne, et j'ai connu tous les grands patrons, de la famille Brandt à Nicolas Hayeck, en passant par Jaeger, Heuer, Tissot, Longines, Rolex, Pateck, Audemars... Par ailleurs, en tant que fabricant de médailles et bijoux en or, d'une part, et d'insignes en métal, d'autre part, nous étions confrères de Mr Huguenin au Locle, racheté par Mr Zanchi. J'ai exposé pendant une vingtaine d'année à la Mustermesse d'abord, puis au Salon de la bijouterie.
Mais maintenant, après 6 générations nos enfants ont vendus, avec notre accord et nos encouragements, (hélas), eu égard à l'évolution économico-politique de la France. Heureusement...ouf... bien que ce soit tragique pour notre "pauvre" France, et pour moi, qui à la demande de Boitaclou, chantais "Douce France" de Charles Trénet, au Faucon, lors des soirées de Romania et de l'Ecole dont j'étais le seul français, d'où le vulgo qu'il me donna, et que j'adore: Goupil.
                   002-Goupil chantant La douce France de Charles Trenet 

Même ma famille m'appelle souvent ainsi. En dehors de plusieurs "productions" auxquelles je participais, chansons ou pièces de théâtre, il me fit monter la chanson "Ma petite Tonkinoise" avec la Princesse Banshawali YUGALA, BIMI pour les intimes, de sang royal thaïlandais, qui logeait au Manoir et suivait tous les cours à l'école. Au piano: Hans Muller, V° Piano, du Bouton d'or la pension de Mme Muller où j'habitais                                                    
003-Bimi et Goupil chantant Ma petite Tonkinoise

Six mois en voyage, écrivais-je plus haut: en septembre, S.A.R. la Princesse Soamsawali, (HRH en anglais), ille de Bimi, qui nous appelle Uncle Guy et Haunt Myrèse, nous invita à Bangkok à la somptueuse cérémonie qu'elle organisait pour les 80 ans de sa Maman.
             004 Cérémonie 80 ans Bimi 206                              

Il faut te dire que Bimi et Ps Soams sont venues nous voir 3 fois à Lyon, avec leur suite... et que nous mêmes sommes allés environ 25 fois en Asie, les rencontrant presque à chaque fois. Nous sommes vraiment intimes. Et à chaque fois, Bimi et moi rechantons Ma petite Tonkinoise,
                                                                                                 005-toujours Ma petite Tonkinoise
parlons de l'école, de Romania, de nos amis et amies, car aussi bien pour elle que pour moi, les années passées à La Neuveville nous ont marqués d'une façon absolument inoubliable.
     006 réunion du stamm 1953 54    007 réunion du stamm 1953 54

                        008 soirée au Manoir                     


                                          009 soirée au Manoir     

comme tu dois le supputer par ce qui précède....Dernière précision, membre du Rotary Club de Lyon, dont je fus Président, nous sommes jumelés avec le Rotary de Lausanne, alors présidé par Claude Roux, (ex CFF). J'y ai donc beaucoup d'amis.
Voici un point rapide, un petit aperçu que j'ai pu t'envoyer grâce à la "Marie", Madame Steudler, notre professeur de sténo dactylo!!! Je la bénis chaque jour car si je puis "surfer" sur Internet, c'est, en partie, grâce à elle. Elle était Parente de Marcel Steudler, Vice-Vice.
Je profite de cette parution pour adresser toutes mes chaudes amitiés en Noir et Blanc à tous mes amis romaniens. (Rajah, mon Père, Mollo, mon fils, Wotan mon Président, Plato notre fuchs major, Bibax, Joke, Peppy, Flem, et bien d'autres...
.                                                                                              Guy-A. Augis V° GOUPIL

 

Mai 2014 - Les nouvelles de Pips, établi en Allemagne du Sud

Depuis ma retraite en 1994, ma femme Léontine et moi vivons à Ötlingen, charmant petit village hissé sur un éperon au-dessus de la plaine rhénane. Il fait partie de la ville allemande Weil am Rhein, juste outre frontière suisse face à Bâle. De 1971 à 1977 et de nouveau de 1983 à 1985 j'étais posté à Lörrach, chef-lieu de notre arrondissement rural de même nom, auprès de la filiale allemande d'un groupe chimique bâlois. Nous avons alors saisi l'occasion de parcourir et puis d'apprécier les campagnes alentours, ce qui nous avait incités à y retourner pour passer là le troisième âge.
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Lörrach n'a été qu'une station parmi d'autres à l'étranger: Saigon, Karachi, Krefeld, Göteborg, Singapour. A l'âge de 21 ans, j'avais pris l'avion pour le Viêtnam, alors en pleine guerre, avec un contrat de 4 ans d'une maison import suisse dans la poche. J'y suis resté 13 ans...
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Ötlingen dispose d'un vignoble de 30 ha, les principaux cépages étant le chasselas et le pinot noir, typiques du terroir.Notre région, dénommée Markgräflerland (Pays de Margrave), est du reste l'unique en Allemagne où le chasselas - connu ici sous le nom de Gutedel - domine. Selon les historiens, les premiers ceps auraient été amenés en 1780 par le fils d'un Duc de Bade envoyé à Vevey pour y apprendre le français mais ayant préféré se vouer à l'étude de la viticulture. Nos vignerons vénèrent tellement leur variété de raisin favori qu'ils organisent, pour la seconde fois, le Gutedelwandertag (randonnée de la journée du chasselas). Sur un itinéraire de 12 km, les marcheurs et marcheuses
seront ravitaillés à 14 (!) « stations-service ». Il y a deux ans, ils avaient attendus 5000 participants, 10000 sont venus...
Et pour rester dans le sujet: les plus ambitieux entreprendront les 77 km du Markgräfler Wiiwegli (sentier viticole du Pays de Margrave) Weil-Fribourg-en-Brisgau alors que les sages se contenteront de la promenade de 4 km de Weil à Ötlingen.
Dès 2007 notre village s'adorne d'une galerie plein air toujours en expansion. Il s'intitule depuis « Art-Dorf » www.art-dorf.de. Une soixantaine de façades de maison et jardins de devant sont ornés de tableaux et de sculptures d'artistes d'Allemagne, d'Espagne, de France et de Suisse. Le spectacle ne manque pas d'attirer nombre de visiteurs.
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Je randonne tantôt avec le Club Alpin Suisse de Bâle, tantôt avec les retraités de Novartis. La Forêt Noire, le Jura et les Vosges voisins y invitent en effet. Les sorties avec l'Erste Markgräfler Weinbruderschaft (Première Confrérie de vin du Pays de Margrave) me donnent l'occasion de perfectionner mes connaissances œnologiques tout en m'adonnant aux plaisirs des dégustations qui vont avec. Malgré l'ordinateur, il me reste un peu de temps pour la lecture.
Quant aux hobbies de Léontine, ce sont le tricot et l'art culinaire. Elle excelle dans les deux et s'efforce à ne louper aucune émission culinaire à la télé. Elle aime conduire et ne bois pas, ce qui m'arrange, car chez moi c'est l'inverse.La proximité de Bâle et d'Alsace – nous sommes à 10 km de la frontière suisse et 6 km de la française - offre la
possibilité de profiter d'un vaste éventail d'événements culturels. Et n'oublions pas la gastronomie réputée de part et d'autre du Rhin. Nous ne manquons pas de la patronner avec assiduité.
Pour terminer, je citerai Johann Peter Hebel, 1760-1826, grand poète du pays, dont les Bâlois et les Badois se disputent la paternité. A l'âge de 18 ans, il marquait le vers suivant dans l'album de son camarade d'étude en théologie:« Man mag der Dinge viel entbehren
und dies und jenes nicht begehren, doch werden wenig Männer sein, die Weiber hassen und den Wein."
C'est avec plaisir que j'assisterai ceux parmi vous qui auraient l'idée de s'aventurer dans nos parages.
                                 Hans Rudolf Schwitter v/o Pips, volée 1950, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Mai 2014 - Les nouvelles de Knorx, établi en Californie, aux Etats-Unis d'Amérique

Le noble Vieux Romanien Knorx, Hanspeter Tobler, volée 1960, raconte qu'il avait pris sa retraite anticipée il y a 15 ans déjà et a déménagé au Texas où il se consacre principalement du Rotary au sein duquel il occupera la position de Gouverneur de District (numéro 5870, Texas Centrale) à partir du 1er juillet. Il prévoit que ses traditionnels voyages vont rester en souffrance pour quelque temps.Par ailleurs, son adresse postale correcte s'écrit comme suit :
Hanspeter Tobler
2113 Zeppelin Drive
Cedar Park, TX 78613-1474 /USA
À moins que tu préfères le contacter par e-mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

 

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